Le Tribunal du travail de Conakry a rendu ce jeudi une décision en faveur de l’activiste des droits de l’Homme, Mamadou Kaly Diallo, dans le litige qui l’oppose à son ancien employeur, le Programme Démocratie Sans Violence/Baïonnette Intelligente (DSV/BI), devenu aujourd’hui WFD-Guinée.
Dans son verdict, la juridiction a condamné l’organisation à verser à l’ex-employé la somme de 266 580 000 francs guinéens pour « licenciement abusif, sans cause réelle et sérieuse, et intervenu en violation de la procédure légale ». À cela s’ajoute un montant de 20 000 000 francs guinéens à titre de dommages et intérêts pour préjudice moral.
Suite à cette décision, Mamadou Kaly Diallo n’a pas caché son soulagement.
« Tout d’abord, je rends grâce au Tout-Puissant Allah dans sa clémence et sa miséricorde. Ensuite, je félicite et remercie chaleureusement mon éminent et brillant avocat, Me Alpha Amadou DS Bah, qui s’est vaillamment battu afin que mon honneur et ma dignité soient rétablis à travers cette décision juste et salutaire du Tribunal du travail de la République de Guinée », a-t-il déclaré.
Il a également salué le professionnalisme de cette instance judiciaire :
« Le Tribunal du travail est en train de faire des prouesses dans le cadre de la promotion du droit social et de la protection des droits des travailleurs. »
Mamadou Kaly Diallo espère désormais que cette décision fera école et servira de référence dans d’autres juridictions du pays.
« J’appelle humblement toutes les juridictions à s’inspirer davantage du professionnalisme de ce tribunal du travail, à l’effet de contribuer efficacement à l’instauration d’un véritable État de droit en République de Guinée », a-t-il plaidé.
Malgré plusieurs tentatives, Mme Aminata Germer, citée dans cette affaire en tant que représentante du DSV/BI (devenu WFD-Guinée), n’a pas pu être jointe pour donner sa version. Il reste également à savoir si la partie condamnée entend faire appel ou non de cette décision.
Source: médiaguinée
