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Référendum en Guinée : la campagne s’ouvre dans un pays en deuil !!!  

C’est désormais officiel. La date de la campagne pour le référendum est fixée pour le 31 août 2025. C’est un décret rendu public vendredi au journal de la  télévision nationale  que le chef de la junte, général Mamadi Doumbouya a annoncé le début de l’ouverture de la campagne pour le référendum  prévu pour le 21 septembre 2025.

Dans son article 1er, le  décret indique  que la campagne pour le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 débute le dimanche 31 août 2025 à 00h et prendra fin le jeudi 18 septembre 2025 à 00h.

Le second article du décret précise que pendant la campagne pour le référendum constitutionnel, les réunions et les manifestations publiques se tiennent dans le respect de la loi, du respect de l’ordre public et des bonnes mœurs.

La haute autorité de la communication qui est au terme de sa mission avec l’expiration de son mandat est chargée de veiller à ce que le principe d’égalité entre les opinions soit respecté dans le programme d’information des organes de presse publique et privée.

Pour terminer, le décret invite les ministères de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, le Garde des Sceaux, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, le ministre de l’Information et de la Communication, le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre du Budget, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile et le ministre de la Défense nationale chacun en ce qui le concerne de l’application du présent décret.

Seulement voilà, cette campagne s’ouvre en un moment où le pays est endeuillé par des catastrophes naturelles. Avec des inondations, les autorités avaient dressé un bilan de 38 morts en début de semaine. Aujourd’hui avec les éboulements d’une montagne dans la localité de Manéah dans la préfecture de Coyah, une vingtaine de personne ont trouvé la mort sans compter les personnes encore sous les décombres. Des blessés et familles sans abris ne se comptent plus.

Mais puisque l’essentiel reste la politique politicienne, les victimes et leurs parents peuvent continuer à pleurer ; jusqu’à la fin peut être de la campagne électorale.

 

Mohamed SOUMAH