Bann728x90

Education : le Ministre parle aussi de  décision politique comme les citoyens

Pour prouver que la date du 15 septembre, qui est une première en Guinée pour la rentrée scolaire est loin de faire l’unanimité, le Ministre de l’éducation nationale, Jean-Paul Cédy a pris la parole dans les Média pour dire sa part de vérité. Mais aussi pour ne rien dire, puisque le tollé général suscité par sa décision continue de plus belle à travers toute la Guinée.

Dans sa sortie qualifiée plutôt de ratée par plusieurs parents d’élèves et enseignants, Jean-Paul Cédy a aussi parlé  de politique, puisque personne n’est dupe avec l’état de  la  Nation et les moments d’incertitude que traverse la Guinée. Il a notamment déclaré « Il ne faut pas tout politiser. Cette décision n’a rien de politique ». Pourtant M. le Ministre, c’est une première dans l’histoire du système éducatif guinéen. Ce, depuis l’indépendance de la Guinée depuis 1958. Au Ministre Cédy de prouver le contraire en donnant une idée de l’année scolaire où les élèves étaient appelés à reprendre le chemin de l’école le 15 septembre.

Seulement voilà, les disfonctionnements relevés par le Ministre ne datent pas d’aujourd’hui. Mieux, acteur du système éducatif guinéen (Enseignant et Fondateur d’école Privée), ce n’est pas ce mois d’août que le Ministre a obtenu son Décret pour se rappeler soudainement que la Guinée est en retard sur le Sénégal et le Maroc. Même si le Ministre n’a pas prouvé dans sa sortie la réalité du système éducatif au Sénégal et au Maroc. En tout cas pour avoir passé plus de trente ans dans le système éducatif, le Ministre était censé faire des réformes dès sa nomination. Mais attendre l’organisation des élections pour faire fi des préoccupations des parents d’élèves et acteurs du système éducatif guinéen relève d’un amateurisme qui ne dit pas son nom. En tout cas, l’intérêt des élèves et la qualité de l’éducation ne sont pas au rendez-vous dans cette décision, selon de nombreux commentateurs. D’où la décision  qui continue d’alimenter la controverse.

Par ailleurs, dire que la concertation n’est pas nécessaire dans cette situation, relève simplement d’une ignorance totale du fonctionnement du  système éducatif guinéen qui ne dépend pas seulement du Ministère de l’éducation nationale. Mais de plusieurs acteurs dont entre autre enseignants, syndicat, parents d’élèves et même des élèves qui sont en congé.

 

Mohamed SOUMAH