De mémoire du Guinéen, jamais un processus électoral, notamment un retour à l’ordre constitutionnel n’a été boudé par la communauté internationale et les partenaires au développement de la Guinée.
Il est vrai que le gouvernement et le CNRD sont sur le terrain avec l’argent du contribuable Guinéen pour appeler à voter. Seulement voilà, les messages véhiculés par toute l’administration qui a été mobilisée pour les besoins de la cause semblent être tombés dans des oreilles de sourds au niveau international. Les autorités de la junte semblent être seules dans le bateau.
Pourtant, un contemporain nous enseignait je cite que : « dans l’histoire de l’humanité, les peuples qui ont su saisir des faits historiques endogènes à eux pour construire leur réputation aux yeux du monde, mieux pour définir leur identité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leurs frontières, sont les peuples qui ont su tracer les sillons propres à eux et reconnus comme tels par tous les pays du monde ».
Les commis de l’Etat au nom du Décret qu’ils ont bénéficié n’ont pas fait dans les détails. Oubliant qu’il y aura un avant et un après référendum. ‘’Les complices d’aujourd’hui peuvent bien être les bourreaux de demain. C’est pourquoi, la décence, la retenue ne sauraient être supplantée par un quelconque mépris ou une quelconque arrogance, au nom d’un prétendu soutien au chef de la junte’’.
Alors qu’on se le tienne pour dit. Comme disait Jean-Paul Sartre, philosophe existentialiste français « Nous sommes nos choix. » ajoutant que « Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on a fait de moi, mais ce que je fais de ce qu’on a fait de moi. »
A n’en pas douter, le fait que personne ne s’intéresse à ce qui se passe en Guinée du moins s’exprimer officiellement est une preuve éloquente que la Guinée va mal. N’en déplaise !
Mohamed SOUMAH
