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Grève des conducteurs de camion-citerne à essence : la crise perdure !

La grève enclenchée par les des conducteurs de citerne à essence depuis deux semaines perdure encore. Si les négociateurs ont réussi à ce que les citernes chargées de produits pétroliers soient livrer dans les stations d’essence, il faut dire que le gouvernement n’a pas réussi à désamorcer la crise. La grève se poursuit à travers tout le pays

Les conducteurs de citerne à essence exigent non seulement le paiement de sept (7) millions GNF comme salaire, mais aussi et surtout leur immatriculation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Ce que le gouvernement et les patrons pétroliers refusent du moins pour le moment.

Selon un chauffeur qui s’est confié à la Rédaction de Guineelive, ils ne perçoivent que des montants dérisoires qui se situent entre deux et trois millions GNF, loin du salaire que la Loi leur donne dans la convention de base.

Justement, selon certaines indiscrétions, dans la convention de base, il est écrit noir sur blanc que les conducteurs de camions citerne à essence doivent être payés à 15 millions GNF par mois.  Ce, compte tenu du travail difficile qu’ils font pour parcourir les routes bouilleuses et très dégradées afin de livrer les produits pétroliers aux stations d’essence à travers toute la Guinée.

Les conducteurs réclament moins de la moitié de ce montant (sept millions) pour faire face aux difficultés qu’ils éprouvent puisque n’est pas conducteurs de camions citerne à essence.

Conséquence de cette situation, les stations d’essence sont à sec. Et les citoyens et conducteurs éprouvent d’énormes difficultés pour se procurer des produits pétroliers.

Sur le terrain, les conducteurs se battent comme de beau diable pour trouver de l’essence ou du carburant au marché noir parfois à prix d’or. Et tout naturellement, les prix officiels de transports public ne sont plus respectés. Ce qui entraine des bisbilles entre passagers qui estiment que l’Etat n’a pas encore augmenté le prix du transport et les chauffeurs qui affirme que ce n’est pas à l’Etat qu’ils ont acheté les produits pétroliers.

En ce lundi, premier jour de la semaine, les complaintes ne manquent pas au bord des routes où les citoyens sont massés à la recherche d’un moyen de déplacement.

Avec la cherté de la vie et l’argent qui se fait rare, il faut dire que c’est un calvaire de trop pour les Guinéens. Mais jusqu’à quand la fin de cette crise d’essence ?

 

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