Au delà des moqueries du Ministre Directeur de Cabinet à la présidence de la République qui parle du projet Simandou aux Guinéens depuis plusieurs années, mais incapable de lire son propre discours, pardon de lire le discours rédigé pour lui et appeler à lire, parlons à présent des choses sérieuses. Simandou, c’est le plus grand gisement de fer inexploité au monde avec un coût de 20 milliards d’euros.
Il est vrai que depuis des années, Djiba parle de ce projet, de ses avantages comme si les Mines par le passé avaient développé un pays à travers le monde.
Djiba parle de Simandou comme si depuis l’indépendance de la Guinée, les nombreuses ressources minières dont dispose la Guinée avaient fait un changement qualitatif pour les Guinéens.
Dans ce projet Simandou, Djiba et les siens parlent d’un chemin de fer trans-guinéen de 650 km, d’un port minier en eau profonde, des emplois directs et indirects pour les jeunes et les femmes, une formation de compétences locales dans des métiers techniques et logistiques, excusez du peu la liste des avantages listés est longue.
Seulement voilà, les risques du projet sont passés sous silence par Djiba qui ne rien aux Guinéens par rapport aux recettes, le bénéfice pour l’État, l’exonération fiscale, le développement et la transformation locale sur place, les impacts sociaux, notamment l’environnement, la gouvernance du projet, notamment la transparence.
En tout cas, à l’annonce avec fanfare par Djiba Diakité du lancement du projet, ils sont nombreux les riverains du projet qui ont fait part aux Média les pénibles conditions de vie qu’ils mènent avec la dégradation de l’environnement au point que de nombreux villages manquent de l’eau potable. Les citoyens des localités qui en n’ont parcourent de nombreux kilomètre pour se procurer.
L’agriculture qui reste l’activité principale des localités riveraines est sérieusement menacé.
Les plantations ont disparu sans aucune autre forme de compensation.
L’autre aspect et non le moindre, c’est la situation des entreprises guinéennes et l’emploi pour les Guinéens.
L’état des entreprises guinéennes qui n’ont pas de contrat du moins pour le moment dans ce projet qualifié de » projet du siècle ».
La Chine ayant envoyé des chinois en Guinée pour occuper tous les postes, y compris des ouvriers bien qu’ils ne soient pas qualifies.
Pourtant dans le contrat signé, une place de premier choix est réservée aux entreprises locales et aux ouvriers guinéens.
Après le Show médiatique, il faut dire que les Guinéens attendent impatiemment les résultats concrets au delà de la politique politicienne.
Mohamed SOUMAH
