Examen du projet de loi de finances initiale 2026 : un budget axé sur la résilience et l’investissement

Les travaux d’examen du projet de loi de finances initiale pour l’année 2026 ont été officiellement lancés, en présence de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mme Mariama Ciré Sylla, des membres du gouvernement, des conseillers nationaux ainsi que des représentants des régies financières.

Dans un contexte international et régional marqué par de fortes incertitudes, la ministre a mis en avant la résilience de l’économie guinéenne. Celle-ci, a-t-elle souligné, repose sur la mise en œuvre de réformes structurantes et sur une քաղաքական d’investissement ambitieuse. De son côté, le gouverneur de la Banque centrale s’est voulu rassurant, évoquant les mesures en cours pour atténuer la crise de liquidité et stabiliser le cadre macroéconomique.

Le projet de budget 2026 se distingue par plusieurs orientations majeures. Les dépenses publiques sont projetées à 64 181,4 milliards de francs guinéens, soit une hausse de 18,3 % par rapport à l’exercice précédent. Une priorité est accordée aux investissements publics, qui représentent 45,7 % des dépenses totales, avec un accent particulier sur les infrastructures, lesquelles concentrent 53 % de ces investissements.

Ce budget s’inscrit également dans un alignement stratégique avec le Programme Simandou 2040, structuré autour de cinq piliers de développement. Par ailleurs, les autorités annoncent une amélioration du solde budgétaire, avec un déficit maîtrisé à 2,1 % du produit intérieur brut, contre 3,1 % précédemment.

En matière de financement, le gouvernement prévoit de mobiliser 30 855,6 milliards de francs guinéens, dans le respect des principes de soutenabilité de la dette publique.

À travers ce projet de loi de finances, les autorités affichent une volonté claire : accélérer la transformation économique du pays tout en préservant les équilibres macroéconomiques.

Les travaux en intercommissions devraient permettre d’intégrer l’ensemble des observations issues de l’examen du texte avant son adoption.

Daouda Yansané