Guinée : la ministre Patricia Lamah alerte sur les obstacles à l’accès des femmes à la justice
Devant un parterre composé du Chef de l’État, de membres du gouvernement, de diplomates et de partenaires techniques et financiers, la ministre a rappelé que l’égalité de genre demeure un axe central des politiques publiques. Elle a toutefois insisté sur le fossé qui subsiste entre les engagements institutionnels et la réalité vécue par de nombreuses citoyennes.
Dans son intervention, Patricia Lamah a particulièrement mis en lumière les entraves à l’accès à la justice. Elle a évoqué des obstacles multiples, allant du coût élevé des procédures judiciaires à l’éloignement des juridictions, en passant par le manque d’information et les pressions sociales. Autant de facteurs qui, selon elle, limitent concrètement la capacité des femmes à faire valoir leurs droits.
« Dans de nombreux cas, ces contraintes cumulées rendent la justice difficilement accessible, voire hors de portée pour celles qui devraient pourtant bénéficier d’une égalité devant la loi », a-t-elle souligné.
Si la ministre a reconnu les avancées enregistrées ces dernières années en matière de promotion des droits des femmes, elle a néanmoins pointé les insuffisances dans l’application des textes. Elle a insisté sur la nécessité de réduire les écarts persistants entre le cadre juridique et sa mise en œuvre effective, en particulier dans les zones rurales.
L’autonomisation économique des femmes a également occupé une place centrale dans son discours. Selon Patricia Lamah, l’indépendance financière constitue un levier déterminant pour lutter contre les violences, les discriminations et les inégalités. Elle a ainsi appelé à faire de cette question une priorité nationale afin de renforcer la participation des femmes à la vie économique et sociale du pays.
Au-delà des réformes institutionnelles, la ministre a plaidé pour un changement durable des mentalités, insistant sur le rôle fondamental de l’éducation dans la construction d’une société plus équitable. Elle a notamment évoqué la nécessité de promouvoir dès le plus jeune âge des valeurs d’égalité et de respect entre filles et garçons.
En conclusion, Patricia Lamah a salué les efforts engagés par les autorités guinéennes, notamment en matière de politiques de genre et de prise en charge des victimes de violences. Elle a toutefois appelé à intensifier les actions pour garantir un accès réel et équitable à la justice pour toutes les femmes, sur l’ensemble du territoire national.
Guineelive.com
Partager :
- Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
- Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
- Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Partager sur Tumblr(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Tumblr
- Partager sur Telegram(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Telegram
- Partager sur Threads(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Threads
- Partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp