Législatives 2026 en Guinée : une liste provisoire sous haute influence politique

En tête des candidatures qui attirent l’attention figure celle de Dansa Kourouma, actuel président du Conseil national de la transition (CNT). Il se positionne sur la liste nationale de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), dirigée par l’opposant Boubacar Siddighi Diallo, confirmant ainsi l’implication directe des acteurs majeurs de la transition dans ce processus électoral.

La liste révèle également un retour notable de figures associées à l’ancien régime de Alpha Condé. Parmi elles, Aboubacar Sylla, ancien porte-parole du gouvernement renversé après le coup d’État en Guinée de 2021, fait son retour sur la scène électorale sous la bannière de l’Union des forces du changement (UFC).

Plusieurs anciens candidats à la présidentielle du 28 décembre 2025 tentent également leur chance pour ces législatives. C’est notamment le cas de Faya Millimouno, représentant du Bloc libéral, et de Abdoulaye Yéro Baldé, engagé sous les couleurs du FRONDEG.

D’autres figures ayant occupé des postes ministériels figurent également sur cette liste provisoire. Parmi elles, Makalé TraoréOusmane Kaba et Keamou Bogola Haba, illustrant la forte présence d’anciens membres de l’exécutif dans cette compétition.

Enfin, un fait inédit retient particulièrement l’attention : la validation de la candidature de Mamadou Sylla, leader de l’Union démocratique de Guinée, décédé le 16 avril 2026. Cette situation exceptionnelle soulève déjà des interrogations quant aux implications juridiques et politiques pour la suite du processus électoral.

À un peu plus d’un mois du scrutin, cette liste provisoire annonce une bataille électorale intense, où se mêlent poids lourds politiques, anciens dignitaires et nouveaux enjeux institutionnels.

Daouda Yansané