Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Guinéens auront tout entendu autour de ses richesses naturelles. Ces dernières années, on ne cesse de rabattre les oreilles des Guinéens avec cette histoire à dormir débout :Simandou 2040. Soit.
Il est vrai que les Guinéens n’ont rien compris de cette histoire et les conglomérats au niveau international semblent donner raison à la Guinée. Ils ont parlé de ce Simandou jusqu’à ce que les conglomérats volcaniques ont formé de fragments de roches volcaniques pour détruire la Guinée.
Une Guinée sous la menace de plusieurs arbitrages au CIRDI. Le retrait massif de permis miniers par le lobby formé par Djiba Diakité au nom des Guinéens qui n’en savent rien est passé par là.
Dans cette lancée, un argument de taille. Non respect des obligations contractuelles, sous-exploitation, absence d’infrastructures de transformation des minerais sur place à travers la construction des raffineries; excusez du peu, des arguments ne manquent pas.
Pour ne pas se laisser mourir, il faut dire que plusieurs sociétés soutiennet mordicus que leurs droits a été bafoué. Elles se tournent désormais vers des procédures d’arbitrage international devant le mécanisme de la Banque mondiale.
Justement, c’est le droit minier guinéen qui prévoit plusieurs mécanismes de contestation en cas de retrait de titres : recours gracieux auprès de l’administration minière ; recours en annulation devant la Cour suprême et arbitrage international.
Ainsi, quatre sociétés ont choisi la voie de l’arbitrage international et les quatre procédures sont actuellement pendante devant le CIRDI.
-Il s’agit de Falcon Energy Materials. La société canadienne dénonce une « expropriation illégale » de son projet de graphite situé à Lola et réclame 100 millions USD à l’État guinéen.
-Nimba Investment LLC a introduit une requête enregistrée sous CIRDI n° ARB/25/56.
-Axis International Limited basée aux Émirats arabes unis réclame 28,9 milliards USD à la Guinée.
Au cœur de l’imbroglio judiciaire, la révocation d’un permis stratégique de bauxite dans la région de Boffa.
Et enfin Nomad Bauxite Corporation
Faut-il le rappeler, ces procédures s’inscrivent généralement dans des calendriers longs avec des coûts considérables à payer par la Guinée.
A moins que ça ne soit une dette que les futurs dirigeants de la Guinée paieront. Ce qui empéchera la Guinée de ne rien avoir pour investir dans le développement national.
Quand ressources minières riment avec des problèmes et la galère pour les Guinéens. Pauvre de nous.
Ousmane CISSE