Kaloum : le candidat Sékou Ahmed Alama Sylla appelle à la paix et à l’unité

À l’issue de la prière de ce vendredi, dans la mosquée de Boulbinet à Kaloum, le candidat à la députation de Kaloum, Sékou Ahmed Alama Sylla, a lancé un message fort en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de l’unité nationale, tout en évoquant les défis liés à la jeunesse, à l’entrepreneuriat et à la lutte contre la drogue.

« La prière du vendredi est une obligation pour tout bon musulman. Nous avons toujours été aux côtés des imams et des fidèles. Ce sont nos parents, nos frères et nos sœurs. Il est normal d’être avec eux pour prier avec nos concitoyens », a-t-il déclaré.

Profitant de ce rassemblement religieux, il a indiqué que des prières ont été formulées pour la paix en Guinée ainsi que pour le président de la République. Selon lui, cette initiative spirituelle se poursuivra régulièrement jusqu’à la fin du processus électoral.

« Notre pays a besoin de paix, de cohésion sociale et d’unité. Nous prions Dieu afin qu’il nous donne la force de rester ensemble et d’avancer ensemble », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le climat sociopolitique à Kaloum, il a invité les citoyens et les sympathisants politiques à préserver la paix, rappelant que les élections ne doivent pas diviser les populations.

« Après les élections, nous resterons toujours des fils de Kaloum. Kaloum doit rester uni et en paix », a-t-il insisté.

La jeunesse et l’entrepreneuriat au cœur des priorités

Au cours de son intervention, il a également mis l’accent sur la jeunesse, qu’il considère comme une priorité majeure. Selon lui, l’éducation, le travail et l’accompagnement des jeunes constituent des leviers essentiels pour le développement du pays.

« Une jeunesse doit être éduquée, forte et capable de travailler. L’État ne peut pas offrir de l’emploi à tout le monde. Il faut donc promouvoir l’entrepreneuriat », a-t-il expliqué.

Gestionnaire de projets et entrepreneur, il a plaidé pour l’adoption de réformes et de lois favorisant davantage les initiatives entrepreneuriales afin d’encourager l’autonomie des jeunes.

Une approche sociale et médicale contre la drogue

Évoquant la problématique de la consommation de drogues dures, il a estimé que les lois actuelles restent essentiellement répressives et qu’il est désormais nécessaire d’y intégrer un volet social et médical.

« Ces jeunes doivent être pris en charge. Il faut créer des centres de désintoxication comme on construit des écoles », a-t-il proposé.

Il souhaite notamment voir Kaloum devenir une zone pilote dans la lutte contre la toxicomanie, avec l’installation d’un centre spécialisé destiné à accompagner les jeunes dépendants.

« Nos jeunes se détruisent. Il faut mettre fin à cette situation alarmante », a-t-il conclu.

Daouda  Yansané