Conakry : 120 sites critiques identifiés, plus de 35 000 personnes exposées aux risques d’inondation
Selon les données présentées, 120 sites critiques ont été recensés, dont 119 classés à risque élevé, exposant directement près de 5 891 ménages, soit environ 35 000 personnes. Parmi ces sites, 113 enregistrent des inondations récurrentes chaque année.
La cartographie des zones les plus vulnérables met en évidence une forte concentration des risques dans plusieurs communes du Grand Conakry ainsi que sur l’axe de Coyah.
Le ministère indique également que 51 points prioritaires nécessitent des opérations immédiates de curage et de désobstruction, notamment au niveau des grands caniveaux, des collecteurs et des passages naturels de l’eau aujourd’hui obstrués par les déchets, les dépôts de sable ou des constructions anarchiques.
S’appuyant sur les prévisions hydrologiques et climatiques examinées lors de la réunion de coordination, les autorités alertent sur un risque accru de débordement de plusieurs cours d’eau et fleuves urbains au cours de cette année.
« Une attention particulière a été portée sur plusieurs quartiers et zones sensibles identifiés comme prioritaires », précisent les autorités.
Face à cette situation, le ministère entend privilégier une stratégie fondée sur l’anticipation et la prévention. Plusieurs mesures prioritaires ont été arrêtées :
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intensifier la campagne de curage engagée depuis un mois et accélérer la désobstruction des 51 points prioritaires identifiés ;
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procéder à la libération progressive des emprises des marigots, canaux et passages naturels afin de rétablir l’écoulement normal des eaux ;
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intervenir en priorité dans les zones à très haut risque situées dans les communes de Dixinn, Matam, Ratoma, Sonfonia, Manéah et Coyah ;
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renforcer les actions de sensibilisation contre le dépôt des déchets dans les caniveaux et l’occupation des zones inondables ;
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mobiliser les communes, les services techniques, les forces de sécurité et les acteurs communautaires autour d’un dispositif permanent de veille et d’intervention ;
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intensifier la collaboration avec la SEG pour identifier les installations hydrauliques exposées aux aléas climatiques, corriger rapidement les fuites d’eau susceptibles de provoquer des infiltrations et protéger les équipements affectés par les eaux usées ;
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poursuivre l’actualisation de la cartographie des points noirs et des zones à risque grâce aux données géoréférencées collectées sur le terrain et au suivi continu de l’évolution des cours d’eau.
Le ministère rappelle que les inondations ne résultent pas uniquement de l’intensité des précipitations, mais également de l’obstruction des ouvrages de drainage, de l’occupation anarchique des emprises des cours d’eau, du déversement des déchets dans les infrastructures d’assainissement et du non-respect des règles d’urbanisme.
De leur côté, l’ANGUCH et les autorités concernées appellent les citoyens, les riverains, les collectivités locales et l’ensemble des acteurs communautaires à faire preuve de responsabilité collective afin de préserver les ouvrages de drainage et réduire les risques pour les populations pendant l’hivernage.
Alkhaly Condé
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