Le moins que l’on puisse dire, c’est que donner 72 H aux travailleurs de l’hôpital Ignace Deen pour quitter les lieux et commencer la démolition n’a pas fait que des heureux.
Conséquence de cette situation, les docteurs et professeurs de ce premier établissement sanitaire du pays ne savent pas où aller. Si dans cette précipitation, ils ont été affectés dans des structures sanitaires inférieures, ces femmes et hommes en blouses blanches ne savent même pas où s’assoir.
Les hôpitaux et centre de santé refoule du monde avec de nombreux stagiaires qui font en réalité l’essentiel du travail dans les centres hospitaliers de la Guinée. A ceux-là, s’ajoute les nouveaux venus de de l’hôpital Ignace Deen.
Autres temps, autres mœurs. Presque tous les grands médecins et professeurs de rang magistral en Guinée possèdent des Cliniques. Ces grands médecins se rabattent alors sur leurs Cliniques pour trouver au moins où s’assoir et par ricochet recommander tous les patients qui prennent des contacts avec eux pour des problèmes de maladies. Raison invoquée, ils n’ont pas où s’assoir.
Difficile alors de mesurer l’ampleur des dégâts. Toujours est-il que les médecins des centres de santé inférieurs ne veulent pas céder la place à ceux qui sont venus de de l’hôpital Ignace Deen.
Comme pour dire que la chienlit s’est installée dans les structures sanitaires.
Naby Camara pour Guineelive