Les Forces Vives de Guinée appellent au boycott du processus électoral

Les Forces Vives de Guinée ont exprimé leur vive inquiétude face à ce qu’elles décrivent comme une dégradation profonde du cadre politique et électoral censé conduire au retour à l’ordre constitutionnel.

Dans une déclaration rendue publique, la coalition affirme que la dissolution de nombreux partis politiques, la disqualification de certains acteurs majeurs de la vie publique ainsi que le retrait progressif de formations politiques jusque-là engagées dans le processus témoignent, selon elle, d’une perte de crédibilité et d’inclusivité du processus électoral en cours.

Les Forces Vives estiment qu’à mesure que les voix indépendantes sont écartées, se dessine un scénario politique dont l’issue serait, selon leurs termes, connue d’avance et favorable au pouvoir dirigé par le général Mamadi Doumbouya.

La coalition rejette par ailleurs la qualification d’« élection » pour désigner le processus actuel, qu’elle considère comme une démarche de légitimation unilatérale plutôt qu’un exercice démocratique. Elle affirme qu’il s’agirait d’une entreprise visant à confisquer la souveraineté populaire.

Toujours selon les Forces Vives, certains acteurs ayant initialement cru à la possibilité de faire évoluer le pays à travers des élections imparfaites auraient désormais perdu confiance dans la capacité du processus à produire une alternance politique sous l’autorité du CNRD.

En conséquence, les Forces Vives de Guinée appellent leurs militants, sympathisants ainsi que ceux des 41 partis dissous qu’elles jugent illégalement écartés, à boycotter la suite du processus électoral.

Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la transition politique et de l’organisation du retour au pouvoir civil en Guinée.