J’adresse mes sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la presse guinéenne, durement éprouvée par cette disparition.
Avec Le Lynx, créé en 1992 dans un contexte où la liberté d’expression était encore balbutiante, Souleymane Diallo a ouvert la voie à l’émergence d’une presse libre et indépendante. De retour d’exil, il a fait le pari, contre tous les scepticismes, qu’une parole libre, critique et empreinte d’humour pouvait exister et trouver son public en Guinée.
Son regard acéré et son style unique, mêlant humour, ironie et satire, ont fait du Lynx bien plus qu’un journal : une véritable institution. À travers ses caricatures et ses écrits incisifs, il a su dénoncer sans relâche les abus du pouvoir, sans jamais céder à la peur ni aux pressions.
Aujourd’hui, dans un contexte marqué par la censure, la fermeture des médias indépendants et le recul inquiétant des libertés, son combat résonne avec une force particulière. Il nous rappelle, avec une acuité saisissante, que la liberté de la presse n’est jamais acquise et qu’elle exige courage, constance et engagement.
Souleymane Diallo laisse derrière lui un héritage immense : celui d’un journalisme libre, courageux et sans concession.
Que son âme repose en paix.
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