Le gouvernement guinéen accélère la mise en place de son futur Fonds souverain, un instrument appelé à jouer un rôle stratégique dans la gestion des ressources nationales. Devant les députés, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a indiqué que les travaux techniques étaient désormais achevés et que le texte sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale.
Selon le ministre, près d’une année de concertation et d’études a permis de définir les contours de cette future institution financière. Les autorités affirment avoir arrêté son mode de gouvernance, ses sources de financement, ainsi que les règles qui encadreront son fonctionnement.
Le futur Fonds souverain poursuivra plusieurs objectifs. Il devra financer des investissements structurants afin de soutenir la croissance économique, constituer une réserve destinée aux générations futures et servir de mécanisme de stabilisation pour atténuer les effets des crises économiques ou des fluctuations des recettes publiques.
Ismaël Nabé a assuré que tous les paramètres essentiels ont été identifiés, notamment le niveau des ressources qui alimenteront le fonds et son architecture institutionnelle. Pour l’exécutif, cette nouvelle étape ouvre la voie à l’examen parlementaire, préalable indispensable à la création officielle du Fonds souverain guinéen, présenté comme un levier majeur de la stratégie économique du pays.
Alkhaly Condé