La décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de retirer l’accréditation du correspondant permanent de Jeune Afrique en Guinée suscite une vive réaction au sein du groupe de presse.
Dans un communiqué, la direction et les rédactions de Jeune Afrique Media Group disent avoir accueilli avec « consternation » la mesure visant leur correspondant en République de Guinée, Diawo Barry.
Le groupe affirme que le retrait de son accréditation a été décidé « sans concertation ni discussion préalable » avec le journaliste concerné ou avec sa hiérarchie.
Le groupe demande des explications
Jeune Afrique conteste également les motifs avancés pour justifier la décision de la HAC. Selon le groupe, aucune « imputation précise » ne permettrait, à ce stade, d’étayer les accusations formulées à l’encontre de son correspondant.
La rédaction estime ainsi que les griefs invoqués pour justifier le retrait de l’accréditation demeurent insuffisamment détaillés.
Face à cette situation, Jeune Afrique appelle l’autorité de régulation à revenir sur sa décision. Le groupe qualifie la mesure d’« arbitraire » et rappelle les engagements affichés par la HAC en faveur de la liberté de la presse et du pluralisme médiatique.
Un appel à la HAC
La direction et les rédactions de Jeune Afrique Media Group demandent donc à la Haute Autorité de la Communication de « reconsidérer » le retrait de l’accréditation de Diawo Barry.
Pour le groupe, le maintien de cette décision « n’honore pas les principes » défendus par l’institution de régulation.
Cette réaction intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des conditions d’exercice de la presse en Guinée et des relations entre les médias et les autorités de régulation.
À travers cette prise de position, Jeune Afrique entend obtenir des explications sur les motifs précis ayant conduit au retrait de l’accréditation de son correspondant et demande la révision de la mesure prise à son encontre.
Alkhaly Condé