Le projet Simandou ou encore le programme Simandou est devenu une chanson pour le Ministre directeur de Cabinet à la présidence de la République, Djiba Diakité.
Ce projet est magnifié avec des verbes et dans des phrases qui n’ont rien à voir avec la réalité et le quotidien des guinéens. Combien en terme financier les guinéens gagneront-ils. Il en est de même que des réalisations ou projets de développement
Et ce que l’on n’a pas aussi dit aux guinéens dans la réalisation de ce projet, c’est bien l’impact écologique, environnemental pour les communautés. A propos, les communautés (tous les villages) de la zone de Simandou tirent la sonnette d’alarme pour attirer l’attention de la communauté nationale et internationale que les têtes de souches, rivières et autres sources d’eau de la zone autrefois humide sont toutes séchés.
Cette alerte des populations de la région forestière intervient au moment où les représentants de 198 pays se réunissent à partir de ce lundi 11 novembre 2024 à Bakou, en Azerbaïdjan, pour la 29e conférence de l’ONU sur le changement climatique.
Cette rencontre intervient en un moment où les températures mondiales battent des records.
C’est le cas également en Guinée, notamment dans les zones minières et aurifères de Boké, Boffa, Siguiri et en région forestière. Dans la zone de Simandou, les populations ne connaissent pas de chaleur extrême. La zone bien arrosée avec des forêts verdoyantes était un endroit où il fait bon vivre.
Dans la zone de Simandou, une zone réputée être plus humide de tous les quatre coins de la Guinée. Un lointain souvenir avec l’arrivée au pouvoir des nouveaux capitalistes qui viennent de découvrir l’importance de l’argent. Et pour lier l’utile à l’agréable, ils se servent à chasteté dans l’argent du contribuable guinéen.
Pour le reste, les chassons ne manquent pas pour chanter les mérites de Simandou qui n’existent pas.
A ce jour, les habitants des villages environnants le mont Simandou jusque dans les préfectures environnantes qui vivent de l’agriculture et des cultures de plantations n’ont pas les fruits du projet et programme Simandou chanté à Conakry, mais ils n’ont plus d’eau également pour faire l’agriculture et les cultures de plantations. Les têtes de souches ont toutes foutu le camp.
En attendant, on continue de rabattre les oreilles des guinéens avec deux concepts creux: le projet et le programme Simandou. Mais jusqu’à quand ? That is the question.
Ousmane CISSE