Forécariah sous pression climatique : chaleur extrême et inondations en hausse
Selon Mohamed Agnès Camara, chef de la station météorologique locale, cette situation est largement liée aux activités humaines. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, il pointe notamment la forte exploitation du bois pour la production de charbon, responsable d’une déforestation massive.
« La consommation de charbon de bois est très élevée ici, et cela entraîne une destruction importante du couvert forestier. Sans reboisement, les conséquences sont graves : la végétation ne joue plus son rôle de protection contre les vents violents », explique-t-il. Il rappelle qu’en 2014 déjà, des tempêtes avaient causé d’importants dégâts matériels, notamment en arrachant plusieurs toitures. Aujourd’hui, ces phénomènes tendent à s’intensifier.
Outre la déforestation, la hausse des températures constitue un autre signal inquiétant. « Autrefois, les températures tournaient autour de 34 à 35 °C. Mais récemment, nous avons enregistré jusqu’à 37 °C au mois de mars », précise le météorologue, qui établit un lien direct entre cette évolution et les actions humaines sur l’environnement.
Les conséquences de ces dérèglements climatiques sont multiples. L’année dernière, de fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations, aggravées par l’urbanisation anarchique. De nombreuses habitations, construites sans respect des normes et souvent situées dans des zones inondables, ont été submergées. Le bilan est lourd : familles déplacées, infrastructures endommagées, perturbations de la circulation et pertes en vies humaines dans certaines localités rurales.
Le spécialiste souligne également le rôle du cycle climatique dans l’intensification de ces phénomènes. La chaleur favorise l’évaporation de l’eau, entraînant la formation de nuages qui retombent ensuite sous forme de pluies abondantes. « Ce mécanisme augmente naturellement les risques d’inondation », indique-t-il. Par ailleurs, des vents violents ont récemment déraciné des arbres centenaires, devenus aujourd’hui une menace pour les populations.
Face à cette situation, Mohamed Agnès Camara appelle à une mobilisation collective et à un renforcement des moyens des services météorologiques. Il insiste sur l’importance de la prévention et de la sensibilisation, tout en interpellant les autorités, notamment Mamadi Doumbouya, afin d’accorder davantage de soutien au secteur.
« La météo est un service essentiel et transversal. Si nos alertes ne sont pas prises en compte, les conséquences seront lourdes pour tous », prévient-il, rappelant que les changements climatiques dépassent les frontières et nécessitent une réponse globale.
Dans un contexte où les impacts du dérèglement climatique sont déjà visibles, l’urgence d’agir pour préserver l’environnement apparaît plus que jamais évidente.
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