Éducation : vers une grève générale à la veille des examens nationaux ?

Le dialogue entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SLECG-SNE) est-il rompu ? Difficile, pour l’heure, de répondre à cette question par l’affirmative. Une certitude toutefois : les leaders syndicaux ont convié l’ensemble des enseignants à une assemblée générale prévue le samedi 11 avril 2026 à 12 heures, à la Bourse du Travail.

Cette rencontre vise à décider de la conduite à tenir face au refus des autorités de mettre en place un cadre formel de dialogue. Selon la même source, les ministères de la Fonction publique et du Travail s’opposeraient à l’instauration d’un tel cadre, indispensable à l’opérationnalisation des commissions techniques.

L’objectif affiché par l’intersyndicale est clair : amener les autorités à privilégier un cadre de concertation inclusif afin de désamorcer les tensions persistantes dans le secteur éducatif.

Les points de discorde sont nombreux. Ils concernent notamment la mise en place des commissions techniques pour le traitement du dossier des enseignants contractuels, l’examen des actes de nomination pour l’attribution des primes de fonction, ainsi que la révision du statut particulier de l’éducation et les opérations de reclassement.

S’y ajoutent la situation des enseignants admis aux concours professionnels, celle de ceux ayant obtenu des diplômes post-universitaires mais toujours bloqués en hiérarchie B, le cas des fonctionnaires dont les salaires sont gelés, ainsi que le non-paiement des arriérés pour ceux dont la situation a été régularisée.

D’autres revendications portent sur l’absence de primes d’incitation, la situation des fonctionnaires engagés en 2024, et celle des 10 000 agents qui cumulent neuf mois d’arriérés de salaire.

Autant de dossiers sensibles qui alimentent un climat social tendu, à quelques encablures des examens nationaux, et qui laissent planer la menace d’une grève générale dans le secteur de l’éducation.

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