Éducation : la FSPE présente onze revendications au gouvernement pour améliorer les conditions des enseignants

À l’occasion de la célébration en différé de la Journée mondiale de l’enseignant, la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) a remis aux autorités guinéennes une nouvelle plateforme revendicative comprenant onze points essentiels. À travers ce mémorandum, l’organisation syndicale entend attirer l’attention du gouvernement sur les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs du système éducatif et obtenir des réponses concrètes à leurs préoccupations socioprofessionnelles.

La cérémonie a été marquée par la présentation d’un document regroupant les principales attentes des travailleurs de l’éducation. Selon Mme Ramatoulaye Touré, chargée de l’organisation de la FSPE, ces revendications portent notamment sur l’application intégrale du protocole d’accord conclu le 3 janvier 2026 entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation.

Le syndicat réclame également le déblocage des salaires des enseignants qui assurent des cours en situation de classe depuis 2023, ainsi que l’instauration d’une prime de zone suffisamment attractive en faveur de ceux exerçant à l’intérieur du pays. Une mesure qui, selon la FSPE, contribuerait à réduire les disparités et à promouvoir une meilleure équité dans la répartition des enseignants sur le territoire national.

Les préoccupations soulevées concernent aussi le fonctionnement des structures éducatives. La fédération plaide pour le versement régulier et dans les délais des subventions destinées aux Inspections régionales de l’éducation (IRE), aux Directions préfectorales de l’éducation (DPE), aux Directions communales de l’éducation (DCE) ainsi qu’aux établissements scolaires.

Sur le plan des infrastructures et des équipements, la FSPE exige une amélioration significative des conditions de travail et d’apprentissage. Elle demande notamment la réhabilitation des salles de classe dégradées et la mise à disposition de matériel didactique de qualité. À cela s’ajoute la nécessité de renforcer les compétences des enseignants dans l’utilisation des outils numériques.

Parmi les autres exigences figurent la signature et l’application intégrale du Statut particulier de l’Éducation, le paiement des primes de documentation dues aux enseignants recrutés en 2024, ainsi que le recrutement des 99 enseignants homologues issus des universités Gamal Abdel Nasser et Général Lansana Conté de Sonfonia.

La situation des enseignants contractuels de la zone de Conakry constitue également une préoccupation majeure pour l’organisation syndicale. La FSPE sollicite par ailleurs la ratification par la Guinée de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui vise à lutter contre la violence et le harcèlement dans le monde professionnel.

Prenant la parole au cours de cette rencontre, Mme Ramatoulaye Touré a insisté sur la portée particulière de cette célébration, organisée dans un contexte marqué par de nombreux défis socioprofessionnels pour les femmes et les hommes qui contribuent quotidiennement à la formation des futures générations.

S’adressant au représentant du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, la responsable syndicale a appelé les autorités à accorder une attention particulière aux différentes revendications contenues dans le mémorandum.

Pour la FSPE, la satisfaction de ces doléances et le respect des engagements pris par l’État constituent des conditions indispensables à l’amélioration durable du cadre professionnel des enseignants et, par conséquent, à l’atteinte des objectifs de performance assignés au système éducatif guinéen.

À travers cette nouvelle plateforme, le syndicat entend ainsi maintenir la pression sur les autorités afin que les engagements annoncés en faveur du secteur éducatif se traduisent en mesures concrètes sur le terrain.

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