La Direction Générale des Élections (DGE) a publié, tôt ce lundi 20 avril 2026, les statistiques relatives à la liste provisoire des candidatures pour les élections communales prévues le 31 mai prochain. Cette première photographie du processus électoral met en lumière un taux de rejet non négligeable ainsi qu’une représentation féminine encore minoritaire.
Selon la Directrice générale, Djénabou Touré, 628 dossiers de candidature ont été enregistrés pour l’ensemble des 245 communes du pays. Après examen, 511 dossiers ont été retenus, tandis que 117 ont été rejetés, soit un taux de rejet de 19 %.
Sur le plan de la représentativité, les listes validées totalisent 9 898 hommes contre 4 077 femmes, ce qui correspond à une proportion de 29 % de femmes. « Ces chiffres traduisent les efforts en cours, mais aussi les défis qui restent à relever en matière d’inclusion », a souligné la responsable de la DGE lors de la présentation.
Des disparités selon les communes
Les premières données publiées révèlent des écarts significatifs d’une commune à une autre, tant en nombre de candidatures qu’en représentation féminine.
À Boffa, sur trois dossiers reçus, deux ont été validés pour l’élection de 29 conseillers communaux, avec une proportion de 29 % de femmes. À Dixinn, en revanche, seules deux candidatures ont été retenues sur six, avec une représentation féminine atteignant 36 %.
La commune de Gbessia, qui compte 45 sièges à pourvoir, a enregistré 16 dossiers, mais seulement deux ont été validés, avec 35 % de femmes. À Kassa, deux dossiers validés sur trois présentent une proportion féminine de 33 %.
Dans plusieurs localités, les taux de participation féminine varient sensiblement. À Manéah, les femmes représentent 35 % des candidatures validées, contre seulement 21 % à Kankan, l’un des taux les plus faibles observés. Kouroussa et Kérouané affichent respectivement 28 % et 23 % de femmes.
Certaines communes se distinguent par une meilleure représentation féminine. C’est le cas de Mamou, où les femmes atteignent 40 % des candidatures validées, ou encore Télimélé et Lola, chacune avec 35 %.
À Labé, Lélouma, Dalaba et Pita, les taux oscillent entre 33 % et 34 %, traduisant une progression modérée mais encore insuffisante vers la parité.
Une publication progressive des résultats
La DGE a précisé que ces chiffres ne concernent qu’une première série de communes. La suite des listes provisoires sera rendue publique dans les prochaines heures ou les prochains jours.
Cette étape marque une avancée importante dans le processus électoral, à quelques semaines du scrutin communal, tout en mettant en évidence les enjeux persistants liés à la validation des candidatures et à la participation des femmes à la vie politique locale.
Alkhaly Condé
