Gouvernance et climat des affaires : la Guinée rétrograde dans l’Indice 2025 de Transparency International
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Cette contre-performance, marquée par une perte de deux rangs par rapport à l’année précédente, intervient dans un contexte où la question de la gouvernance demeure centrale pour l’attractivité économique du pays. Un score aussi bas traduit une perception persistante de fragilité institutionnelle et d’exposition élevée aux risques liés à la corruption dans le secteur public.
L’Indice de perception de la corruption, établi sur une échelle allant de 0 (corruption très élevée) à 100 (forte intégrité institutionnelle), constitue l’un des principaux baromètres internationaux de la transparence publique. Il est largement utilisé par les bailleurs de fonds, agences de notation, entreprises multinationales et cabinets d’analyse pour évaluer le niveau de risque pays.
À l’échelle mondiale, la tendance reste préoccupante. Depuis 2012, seuls 31 pays ont enregistré des progrès significatifs, tandis que la majorité stagnent ou reculent. La moyenne mondiale s’établit à 42 points en 2025, son niveau le plus bas jamais enregistré, illustrant un affaiblissement généralisé des standards de gouvernance.
Plus des deux tiers des pays affichent un score inférieur à 50, un seuil souvent considéré comme révélateur de vulnérabilités structurelles en matière de transparence et de contrôle public. Pour les économies en développement, ces indicateurs ont un impact direct sur la perception du risque, le coût du financement et les flux d’investissements directs étrangers.
Au-delà des classements, Transparency International souligne les conséquences économiques tangibles de la corruption : distorsion de la concurrence, surcoûts dans les marchés publics, sous-investissement dans les infrastructures stratégiques et affaiblissement des services sociaux essentiels. À long terme, ces facteurs pèsent sur la productivité, la compétitivité et la création d’emplois.
Pour la Guinée, ce nouveau classement relance le débat sur l’efficacité des réformes engagées en matière de gouvernance économique. Le renforcement des mécanismes de contrôle, l’amélioration de la transparence budgétaire et la consolidation de l’État de droit apparaissent comme des leviers essentiels pour restaurer la confiance des investisseurs et soutenir une croissance durable.
Daouda Yansané
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