Le district de Kondjeya, situé dans la préfecture de Tougué, est sous le choc. Un homme d’une quarantaine d’années, marié à deux femmes et père de famille, est accusé d’avoir abusé d’une adolescente de 16 ans. Le suspect a été interpellé par la gendarmerie alors que la victime reçoit actuellement des soins médicaux.
Le district de Kondjeya, situé dans la préfecture de Tougué, est sous le choc. Un homme d’une quarantaine d’années, marié à deux femmes et père de famille, est accusé d’avoir abusé d’une adolescente de 16 ans. Le suspect a été interpellé par la gendarmerie alors que la victime reçoit actuellement des soins médicaux.
L’affaire a éclaté ce jeudi 2 avril 2026 lors de l’émission Grand Débat sur la radio GPP FM. Intervenant en direct, la grand-mère de la victime a livré un témoignage poignant sur les circonstances du drame survenu lundi dernier, aux environs de 14 heures.
Selon Aïcha Diallo, la grand-mère, les faits se sont produits alors que la jeune fille s’était rendue à la rivière pour laver des ustensiles de cuisine. C’est là que le suspect, identifié sous le nom de Saïdou, l’aurait abordée.
« Il a forcé ma petite-fille à le suivre dans une maison. Malgré son refus, il l’a contrainte à entrer avant de la déshabiller par la force. Après l’acte, il lui a remis une somme de 20 000 GNF pour acheter son silence », a expliqué Mme Diallo, précisant que la victime présente une certaine fragilité mentale.
C’est l’état physique de l’adolescente à son retour au domicile qui a donné l’alerte. « Ses habits étaient tachés de sang. Lorsqu’elle m’a montré l’argent et que je l’ai interrogée, elle a fini par me confier ce que ce père de famille de 45 ans lui avait fait », a-t-elle ajouté avec émotion.
Alertée, la gendarmerie locale a rapidement procédé à l’arrestation du suspect. Si ce dernier a d’abord nié les faits, il aurait fini par passer aux aveux lors de son interrogatoire, selon les déclarations de la grand-mère.
Pendant que la procédure judiciaire suit son cours, la victime a été admise dans une structure sanitaire pour une prise en charge médicale et psychologique. La famille, par la voix d’Aïcha Diallo, demande que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur : « Je demande à la justice de faire son travail. C’est tout ce que je réclame pour ma petite-fille. ».
Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la protection des mineurs et la récurrence des violences sexuelles dans les zones rurales de la Moyenne-Guinée.
Source: avenirguinee
